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La maison de Serge


Une véritable ferme comtoise


A travers nos campagnes, les fermes les plus anciennes sont celles reconstruites après la guerre de dix ans (1634-1644). Ce conflit européen (guerre de 10 ans, période de la guerre de 30 ans) a ravagé toute la Franche-Comté. Les maisons, pour la plupart construites en bois avec une toiture de paille ont été détruites. Les habitants ont dû même s’exiler pendant cette période cruelle.
Cette habitation est la véritable demeure du laboureur (ancienne dénomination de l’agriculteur), composée des trois unités essentielles à la polyculture. Ces travées sont aussi appelées «rangs», «rains» ou «époués» selon les régions ; une première pour l’habitation, celle du milieu pour la grange et la dernière pour l’étable. Tout ceci regroupé sous un même toit, on l’appelle ainsi «maison bloc», qui regroupe toute les fonctions agricoles.

La partie habitable est composée de quelques pièces que l’on décrit ci-après.

Plan du Rez-de-chaussée :
- 1 Poêle
- 2 Cuisine avec sa cheminée
- 3 Chambre
- 4 Chambre
- 5 Grange
- 6 Ecurie

La cuisine, équipée d’une cheminée, est le centre de la vie domestique. C’est l’endroit où il fait chaud, où l’on prépare et l’on prend les repas. Ses meubles sont limités à une table, des chaises et un dressoir pour la vaisselle. Juste à côté, se trouve le «poêle». La plaque de fonte du foyer de la cheminée, commune aux deux pièces, donne une chaleur douce à cette pièce. Les meubles sont de meilleures factures. On y trouve le lit du maître de maison, l’armoire de mariage, une table et des bancs et la fameuse horloge «comtoise». C’est dans cette dernière que l’on se réunit pour les veillées. De l’autre côté de la cuisine se trouvent les chambres, deux en géréral, comme c’est le cas pour cette ferme. On trouve quelque fois des chambres au dessus du poêle et de la cuisine, elles étaient pour les employés, les commis. Dans la maison de Serge, les chambres supérieures ont été aménagées récemment. Sous le poêle, se trouve une cave dont l’accès se fait soit en direct par une trappe appelée «trappon» se trouvant dans le plancher de cette pièce avec un escalier de bois ou par l’extérieur par un escalier de pierre.

Le reste du bâtiment est consacré à l’exploitation agricole. Il y a la grange dont le sol est en terre battue. La grande porte de bois s’encastre dans une voûte en plein cintre pour pouvoir entrer les chariots. Au-dessus et juste derrière la porte se trouve le «perchis». La dernière travée est occupée par l’étable. Elle dispose d’une porte en deux parties ouvrant sur l’extérieur. Les animaux sont placés sur un rang, la tête du côté du mur de la grange. L’agriculteur nourrit le bétail depuis les «berets» ou «guinchos», sorte de lucarnes avec des portes coulissantes, pour disposer le fourrage dans les crèches. Le grenier occupe une large partie de l’étage, c’est là que sont entreposées les récoltes pour les périodes hivernales.

Devant l’habitation se trouve «l’usoir». Cette place, bien que communale, sépare la maison de la rue et sert souvent à entreposer le fameux tas de fumier, le tas de bois ou le matériel dont à besoin le laboureur. Plus tard, devant cette ferme, entre l’étable et la grange, était placée le local abritant le tank à lait.

Une maison familiale comme nous allons le découvrir ci-dessous, cette habitation a toujours été transmise de génération en génération. Le linteau de la porte d’entrée (malheureusement cassé) nous indique la date

de «1636», date supposée de la construction. Mais il peut s’agir comme dans beaucoup de maison d’un réemploi d’une ruine. Faute de temps et d’étude très poussée, je n’ai pu remonter qu’au milieu du 18ème siècle.

 

 

Elle appartenait à la famille de Denis Jeanmougin d’Amblans, dont la fille Jeanne-Françoise épouse en 1766 Claude-François Jeanmougin de Velotte. Leur fille, Françoise se marie le 16 avril 1796 avec un dénommé Joseph Pahin, originaire de Vouhenans. De leur union naquis 4 filles, Marie, Catherine, Françoise et Claude Marguerite.

 

 

 

Parallèlement, en 1813 est établi le plan «napoléonien» de notre commune. Il nous indique la position de la maison. Le petit carré au derrière de la maison correspond vraisemblablement au positionnement du four à pain.

Extrait de la matrice cadastrale de 1819

La matrice de 1819 nous confirme le propriétaire et nous donne les surfaces, tant de la demeure que du terrain attenant. Curieusement, on s’aperçoit qu’elles n’ont pas changé depuis.


Marie Pahin unit sa destinée à Jacques Drapier le 1er avril 1830 qui lui vaut de ses parents l’attribution d’un quart de l’habitation. De cette union naît l’année suivante Jacques Edouard le 23 février. Le 04 juin 1830, Claude-Marguerite Pahin vend sous seing privé à Jacques Drapier son quart d’immeuble.

Deux jours plus tard, le 06 juin, par devant Jean-Baptiste-Eugène Grobert, notaire royal à Lure, son autre soeur Françoise vend à Jacques Drapier son quart. Par cette vente, on apprend que cette maison consiste en une cuisine, un poêle, de deux chambres, d’une cave avec grange, écurie et jardin joignant ladite habitation. Par acte du 20 avril 1833, c’est au tour de Catherine Pahin de céder sa part à sa soeur.


Le 29 janvier 1861, Marie, veuve de Jacques Drapier, fait donation à son fils Edouard de la maison et du jardin attenant. Elle se «réserve la jouissance pendant sa vie du poêle, de la mitoyenneté de la cuisine, d’une place nécessaire à l’écurie pour y loger une vache et son veau, des hébergeages nécessaires pour loger le foin, le regain et paille, une place pour y déposer le fumier ainsi qu’un carreau dans le jardin». L’année suivante, le 18 janvier, son fils se marie avec Mélanie Philomène Grosjean du village. Un enfant, Marie Abel Edouard vit le jour le 10 novembre 1863. Il se marie à son tour avec Eugènie Antoinette Augustine Gavoille également d’Amblans le 16 juin 1892.

 

Une fille, Charlotte Mélanie Marie Célina Drapier naît le 12 juillet 1893. Un jeune homme, Auguste Lordier, originaire d’Adelans, l’épouse le 17 avril 1920 à Amblans. Ce sont les grands parents maternels de Serge.


Ce dernier décide d’intégrer une des maisons des aînés l’année dernière.

 

 

 

 

La mairie n’est plus au norme, l’école ne bénéficie pas de salle d’activité et l’installation provisoire de l’infirmière nous a amené à acquérir la maison de Serge. En septembre dernier, la commune en devient propriétaire pour la somme de 60 000 €. Une réflexion est menée au sein du conseil afin de réhabiliter au mieux ce bâtiment en y intégrant les services ci-dessus nommés, ainsi qu’une bibliothèque pour y créer «une Maison des Services et des loisirs».

 

 

Eric NAISSANT – Janvier 2009

 


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